Société Philatélique Française.


La Société Philatélique Française, à ne pas confondre avec la défunte Société Philatélique de Paris, est autorisée par arrêté du Préfet de Police du 19 novembre 1889. Elle est conçue comme une société de marchands (les échanges et ventes de timbre sont autorisées à la fin des réunions), alors que la Société Française de Timbrologie, créée depuis plusieurs années, est une société de collectionneurs.

    Vervelle et Langlois, les deux premiers présidents
(photos extraites du numéro jubilaire de la Revue Philatélique d'avril 1899) 

Son siège est situé au 164 (plus tard ce sera au 149) rue Saint-Honoré à Paris. Lors de sa création, la société est présidée par E. Vervelle, nom aujourd'hui connu par les philatélistes pour une très rare variété vermillon pâle du Cérès de 1F : il avait trouvé une planche avec 139 de ces essais jamais émis, et maintenant appellés les "1F Vervelle".

Victor Robert, qui dirige la Revue Philatélique dans laquelle les travaux de la société sont rapportés, est un des membres du comité de la Société. Voici les présidents qui se sont succédés :

Les ennemis des deux revues concurrentes, Le Collectionneur de Timbres-Poste et Le Timbrophile, sont membres d'honneur à partir de 1893 : Pierre Mahé et Arthur Maury. Un troisième membre d'honneur s'ajoutera en 1895 : A. Donatis.

Langlois, le second président, sera plus tard le premier président de la Fédération Française des Associations Philatéliques créée en 1922. Cette fédération existe toujours : http://www.ffap.net/Historique


 Fusion avec la Société Française de Timbrologie

Début 1896, Jules Bernichon, alors qu'il vient juste d'être élu président de la Société Philatélique Française, propose à Donatis, président de la Société Française de Timbrologie, de fusionner les deux sociétés qui ont beaucoup de personnel en commun, ce qui disperse donc les efforts de ces personnes. Voici en effet l'état des deux sociétés, décrit par Bernichon :

Donatis accepte à condition que la nouvelle société garde le nom de Société Française de Timbrologie, pourtant la plus petite des deux sociétés et qui est alors en difficulté. Bernichon accepte :

Par arrêté du préfet de police Lépine du 18 mars 1896, les deux sociétés françaises peuvent fusionner. Et le Conseil d'Administration 1896 de la nouvelle Société Française de Timbrologie est un savant mélange des conseils des deux anciennes sociétés :

Même si le nom de la Société Philatélique Française n'existe plus, elle continue aujourd'hui au travers de la Société Française de Timbrologie !


© Christian Boyer, http://www.christianboyer.com/philatelie